Les Hurons

 

 

                     Les Hurons dont les Français étaient si proches 

                                              du temps de la nouvelle France.

 

 

                       Les Hurons - Leurs coutumes et vie passée.

 

 

           Leur territoire s'étend entre les lacs Huron et Ontario, dans le 

               Nord-est du continent et sont de langue algonquine. Ils s'appelaient

               entre eux les "Wendat" qui signifie "Habitants de la péninsule".

               Ce sont les marchands français qui leur ont donné le nom de "huron"

               tiré de "hure" qui désignait une "tête de sanglier". Les Hurons avaient

               alors des ennemis héréditaires : les Iroquois.

 

 

               Histoire:

 

               Ils furent les premiers indiens à entrer en contact avec les Français

               lorsque Jacques Cartier explora le St Laurent en 1534.

               Les Français devinrent ainsi les alliés des Hurons, donc ennemis des

               Iroquois, adversaires héréditaires de nos nouveaux amis.

               Automatiquement, les iroquois devinrent à leur tour les alliés des

               Anglais.

 

               Un accord fut signé en 1614 entre la France et la Confédération

               Huronne, formée par 4 tribus : du Rocher, de la Corde, de l'Ours et

               du Cerf. En 1615 arrivèrent les premiers missionnaires, notamment

               des Jésuites. Ceux-ci apprirent la langue des indiens et leur

               traduisirent une Bible. Ils rapportèrent également de nombreux écrits

               sur la vie quotidienne de leurs hôtes. Il y eut également de nombreux

               mariages entre les deux races. En 1625, une maladie contagieuse

               décima une partie de la population des villages.

 

               Cependant, entre 1648 et 1650, la guerre entre Hurons et Iroquois fit

               rage et se termina par la victoire de ces derniers. Pour les Hurons,

               cela se traduisit par le "Grand Dispersement". Certains indiens 

               partirent s'établirent vers le Michigan (site actuel de Détroit), d'autres

               dans l'Ontario, ou encore près de Québec, dans la région de Lorette.

 

               Néanmoins, les Hurons participèrent activement aux côtés des 

               Français dans la guerre qui les opposaient aux Anglais.

               Ils contribuèrent à la chute du fort William Henry, opération dirigée par

               le Général Montcalm. Mais la France dut céder le Canada aux

               Anglais lors du traité de Paris, en 1763.

 

               Puis il y eut la guerre pour l'Indépendance américaine, au cours de

               laquelle Québec fut assiégée. Les Hurons avaient alors pris parti 

               pour les Anglais, c'est-à-dire une fois de plus pour les perdants.

               Ils connurent donc à nouveau l'exil, loin de la Huronnie, vers Georgian

               Bay, pour la plupart.

 

 

               Les villages :

 

 

               A l'arrivée des blancs, il y avait une dizaine des villages importants

               dont Stadacona et Hochelaga, sites respectifs des futurs Québec et

               Montréal. Ils étaient constitués par les longues maisons : 15 à 50

               mètres de long et 6 à 8 mètres de large. La charpente était énorme

               et les parois se composaient de plaque d'écorce séchée. A l'intérieur,

               il y avait un feu tous les quatre mètres dont la fumée s'échappait par

               des ouvertures pratiquées dans le toit, Lorsqu'il pleuvait ou neigeait, 

               on pouvait les obturer par des panneaux coulissants. Un couloir 

               s'étirait dans la longueur et, de chaque côté, des plates formes

               couvertes de peau d'ours. Une plate forme surélevée supporte les

               affaires personnelles. Des rideaux délimitaient les espace de chacun.

               Les hurons étaient affiliés au clan de leur ancêtre maternel.

 

 

               Le Huron :

 

 

               Plutôt grand : 1,80 m en moyenne, musclé, mince, énergique et

               très résistant : il se contente de peu de nourriture lorsqu'il se déplace.

               Il se frotte la peau d'huile de tournesol. Il porte des mocassins, des

               jambières et des tuniques. Les coiffures varient : longues, tressées

               ou parfois le crâne à moitié rasé mais beaucoup d'hommes se 

               le rasent complètement avant de partir en guerre. Sur les vêtements,

               les hommes portent la marque de leur clan. Ils portent des manches

               en hiver et les habits sont faits la plupart de temps de peau de renard

               et les broderies de crin d'orignal. Le rouge et le noir sont les couleurs

               favorites et les motifs des décorations sont géométriques.

 

               Les hurons ne sont pas des nomades. Ils cultivent le maïs, les fèves

               et les courges. Le riz sauvage abonde près des plans d'eau.

               Ils extraient le jus d'érable et le cuisent, le transformant ainsi en sirop.

               Ils mangent du poisson, des ours, orignaux, cerfs, canards sauvages,

               de multiples baies, haricots et graines de tournesol.

               Ils ont également du tabac.

 

               Ce sont de très bons fabricants de canoës et présentent des

               qualités de négociants.

 

 

               Us et coutumes :

 

 

               La coutume la plus particulière des hurons est les fêtes des morts.

               Pour eux, la mort est une catastrophe et les défunts sont censés

               être affectés par la perte de la vie et sont donc susceptibles de

               se déchaîner contre les vivants. Il faut en conséquence entretenir les

               cimetière pour ne pas s'attirer leur colère. Ces fêtes ont lieu tous les

               dix ou douze ans. Il n'y a pas pas de cercueil. Les morts sont

               enveloppés dans des tuniques de peau de castor et déposés sur

               des plates formes à trois ou quatre mètres de haut. Ensuite, plus tard,

               lors de la fête, les os seront débarrassés des derniers morceaux de

               chair, et enveloppés dans de nouvelles peaux tandis que les 

               vêtements en lambeaux et les morceaux de chairs étaient brûlés.

               On tapissait une fosse commune de peaux et on répartissait autour

               les ossements enveloppés et, séparés, les morts plus récents.

               Puis les hurons faisaient la fête toute la nuit. Le lendemain matin,

               les os, anciens et récents, étaient jetés dans la fosse et mélangés

               sous les lamentations des indiens.

 

 

 

 

                

                

                                                        LE WAMPUM

 

 

               Ce sont des perles taillés à partir de la colonne intérieure d'un

               coquillage. Elles sont blanches ou noires à reflets violets.

               Les Narrangausetts et les Delawares, habitant sur la côte, furent les

               premiers à les utiliser, suivis par les iroquois, hurons... Elles servirent

               à la décoration d'objet puis, dès le XVII ème, comme monnaie

               d'échange. Les Hollandais et Anglais fournirent du matériel pour

               faciliter leur façonnage et augmenter ainsi la production.

               Les sachems et autres membres honorables portaient de 

               nombreuses décorations (colliers, bracelets, ceintures, tours de tête.)

               en wampum.

   

               Les ceintures eurent également une autre signification: les messagers

               en apportaient aux personnes à qui ils devaient délivrer leur message.

               De perles blanches : message de bonne augure. 

               Perles noires : annoncent un malheur.

 

               On disait du wampum " qu'il tirait le castor du bois ". Il encourageait

               les échanges commerciaux et, bientôt, les premiers contrefaçons

               apparurent. Les perles étaient faites d'un coquillage de moindre 

               valeur et beauté. Les Anglais punissaient de prison les faussaires.

               Mais progressivement, le métal, notamment l'argent, remplaça le

               wampum. Au milieu du XVIII, sa notoriété diminuait tellement que

               déjà les Indiens entre eux le refusaient comme monnaie.

               Cependant, le wampum demeura encore longtemps pour les 

               ornements et les ceintures-messages. La plus célèbre d'entre elles

               est la Covenant Belt donnée en 1794 par le Gouvernement américain

               à la confédération iroquoise pour sceller un accord.

 

 

 

 

                         

 

 

                                                    Les Hurons sur le Net

 

 

               En 1697, les Hurons s'installèrent à Jeune-Lorette, appelée

               maintenant Wendake, en souvenir de leur région d'origine et qui

               signifie " à l'île ", le pays huron présentant de nombreux lacs,

               rivières et îles. Ils s'établirent près de la chute Kabir Kouba où 

               une chapelle fut érigée. Les maisons se sont ensuite développées

               vers la chute et l'Est symbolisant l'arrivée du jour et de la vie.

               Vers 1850 naissent de petites industries : canots, mocassins, 

               raquettes. Des boutiques sont à visiter et leur langue est à nouveau

               enseignée à l'école. Plusieurs liens intéressants sur leur site.

 

 

 

 

 

                                          Voici le site du village Huron à Québec

 

                                                http://www.huron-wendat.qc.ca

 

 

 

 

              Et voici aussi quelques photo du village que j'ai prit lors de ma visite.

         

                                                                                                Photo