Plaintes

 

Chacun de son côté se plaint , à tour de rôle,

Sur la branche d’un rosier, un rossignol s’affole,

Au sommet d’un palmier, un merle se lamente,

En l’absence de l’aimée s’énerve et s’impatiente.

 

 Le printemps déjà loin a entraîné l’été.

Solitaire, languissant sur la plage désertée,

J’ai regardé les vagues calmes et monotones

Effacer l’empreinte des derniers jours d’automne.

 

Les larmes amères que cachaient mes yeux verts

Apparurent sur mes joues pour accueillir l’hiver

Le vase tant de fois embelli par tes roses,

Languit dans la pénombre d’une chambre close.

 

Que tes fleurs, jardinière, se fanent et se meurent,

Si elles n’osent s’épanouir et embaumer mon cœur.

 

Adam ( 10/06/2006)

 

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