Conquise par Jules César à partir de 55 av. J.-C., la région, appelée "Britannia", fait partie de l'Empire romain jusqu'au Ve siècle avant de subir les invasions anglo-saxonnes, puis celles des Vikings et des Danois au VIIIe siècle. Le pays connaît une première période de prospérité avec Alfred le Grand (871-899), puis doit à nouveau affronter les assauts des Danois de Knud le Grand (1017) et ceux de Guillaume le Conquérant qui conquiert le pays en 1066 après la bataille de Hastings.

Guillaume fonde la dynastie normande et établit en 1087 le premier cadastre de l'Angleterre, le Domesday Book.

En 1154, Henri II devient le premier souverain de la dynastie des Plantagenêts, qui conserve le trône jusqu'en 1399. C'est le début d'un long conflit avec la France, où l'Angleterre détient plusieurs fiefs importants. C'est également à cette époque que le roi Jean sans Terre doit concéder à la noblesse la Grande Charte (1214).

La cathédrale de Bristol a été commencée en 1215.

En 1283, Edouard Ier annexe le pays de Galles et donne à la maison royale d'Angleterre un pouvoir qu'elle n'avait jusque-là jamais connu. Edouard III, son petit-fils et fils d'Isabelle de France, fait valoir ses droits au trône de France, revendication à l'origine de la guerre de Cent Ans (1339-1453), au cours de laquelle l'Angleterre perd ses possessions continentales.

Victime de la peste noire en 1348-1349 qui décime un tiers de sa population (environ 1,5 million sur 4,5 millions d'habitants), l'importance démographique du pays reste faible, mais sa place politique est prépondérante.

Richard II, dernier roi Plantagenêt, doit abdiquer et laisser sa place à Henri IV de la dynastie des Lancastre. Son fils Henri V signe, en 1420, le traité de Troyes qui lui promet le trône de France. La maison d'York, descendante d'Edouard III, s'oppose alors aux Lancastre, ce qui déclenche une véritable guerre civile, la guerre des Deux Roses.

La mort de Richard III en 1485 met fin au conflit et installe au pouvoir les Tudors avec Henri VII.

Sous Henri VIII, son fils, a lieu le schisme (l'Angleterre se détache de l'Eglise romaine et du pape). Provisoirement rétabli avec Marie Ire Tudor, le catholicisme est à nouveau banni sous Elisabeth Ire, qui confirme également l'Angleterre en tant que puissance maritime. Avant sa mort, elle désigne Jacques Stuart (futur Jacques Ier) comme son héritier : l'Angleterre, l'Ecosse et l'Irlande sont alors unies.

Charles Ier, qui monte sur le trône en 1625, doit affronter la révolte des parlementaires, menée par Oliver Cromwell contre le catholicisme et l'absolutisme royal : battu, il est exécuté en 1649 et Cromwell établit une dictature jusqu'en 1660, date de restauration des Stuarts. Mais le Parlement, refusant l'instauration d'une dynastie catholique, offre en 1688 le trône à Guillaume d'Orange (qui devient Guillaume III), gendre de Jacques II, en échange d'un acte constitutionnel (Bill of Rights). En 1707, le pays s'unit avec l'Ecosse et devient le Royaume-Uni de Grande-Bretagne.

 

 

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