Histoire

Antiquité


Après cinq siècles de civilisation celtique, la Gaule est conquise par Jules César en 52 av. J.-C.
Expansion de l'Empire romain
Celui-ci vainc Vercingétorix à la bataille d'Alésia. La Gaule connaît alors une période de grande prospérité. Des provinces sont plus ou moins romanisées : ainsi, la Narbonnaise profite pleinement de l'occupation romaine. Le latin s'y impose assez rapidement. Le tissu urbain est dense (citons Nîmes, Arles, Orange, Narbonne, etc.)
Le pont du Gard est un vestige de la période romaine.
En revanche, d'autres régions sont beaucoup moins touchées par la romanisation, la Bretagne notamment. La Gaule est englobée dans l'Empire romain d'Occident, le pays coupe peu à peu ses relations avec l'Orient. Le commerce se fait beaucoup moins actif.


Moyen Age


La civilisation gallo-romaine prend fin avec les invasions barbares. Celles-ci débutent au IIIe siècle, mais c'est à partir du Ve siècle que la Gaule est en partie dévastée. Les traces de l'influence de Rome ne sont pas effacées pour autant. Conscients de l'importance des acquis, les nouveaux venus (Francs, Burgondes, Wisigoths, Vandales, Quades principalement) intègrent les traditions romaines à leur propre culture. Toutefois, un clivage se forme entre la Gaule du Sud, pays de droit écrit (là où la législation romaine est la plus ancrée) et la Gaule du Nord, pays de droit coutumier (les traditions barbares ont pris le dessus).
Le roi des Francs, Clovis, se rend maître du pays en 507, et se convertit au catholicisme (baptême à Reims par saint Rémy). La dynastie des Mérovingiens s'installe au pouvoir. Clovis, à l'instar des empereurs romains, partage son territoire entre deux "augustes" et deux "césars". La tradition du partage du royaume reste durant toute la période du haut Moyen Age. Le système mérovingien cède devant le rôle accru des maires du palais (notamment Pépin l'Ancien, Charles Martel et Pépin le Bref). Le dernier Mérovingien est déposé en 751, la dynastie des Carolingiens prend sa place.
En 800, Charlemagne, fils de Pépin le Bref, devient empereur d'Occident, mais l'Empire sera partagé entre ses fils. Le traité de Verdun (843) organise le partage de l'Europe : la France (pour la première fois le nom de "Gaule" laisse la place à "Francia Occidentalis") va à Charles le Chauve, une bande allant de la Frise à Rome est octroyée à Lothaire Ier et la Germanie à Louis le Germanique.
Aux Carolingiens succèdent les Capétiens, de 987 à 1328, et notamment trois grands unificateurs : Philippe Auguste, Saint Louis et Philippe IV, dit "le Bel". Sous la dynastie des Valois, commence la guerre de Cent Ans contre les Anglais, période de crise économique et sociale (1337-1453). A la fin du XVe siècle, Louis XI renforce le pouvoir royal par une politique centralisatrice. Il réunit le Berry (1465), la Normandie (1468), la Guyenne (1474), la Bourgogne (1477), l'Anjou (1480), le Maine et la Provence (1481) au domaine royal.
XVIe-XVIIIe siècles
François Ier inaugure le début du XVIe siècle, il lutte contre l'encerclement de la France par la dynastie des Habsbourg. Les guerres d'Italie se succèdent, mais la Renaissance atteint grâce à ces expéditions l'ensemble de la France.
Le XVIe siècle est ensanglanté par des guerres de Religion entre catholiques et protestants, qui prennent fin avec Henri IV, premier Bourbon (édit de Nantes, en 1598).
Henri IV
Sous Louis XIII, la France connaît un grand essor économique et acquiert une position dominante en Europe, mais c'est pendant le règne du roi Soleil (Louis XIV) que la France devient la puissance dominante en Europe. Des guerres désastreuses et des crises financières ruinent peu à peu le pays sous Louis XV et Louis XVI. La Révolution française met fin à l'Ancien Régime en 1789 (14 juillet : prise de la Bastille, 4 août : abolition des privilèges). Après l'exécution de Louis XVI le 21 janvier 1793, la Terreur s'abat sur le pays jusqu'en 1795. La guerre civile à l'ouest, la corruption et les menaces d'invasion étrangère favorisent l'arrivée d'un homme fort au pouvoir, c'est le coup d'Etat du 18 Brumaire de Napoléon Bonaparte en 1799.
XIXe siècle
Napoléon Bonaparte est couronné empereur en 1804 sous le nom de Napoléon Ier.
Napoléon Ier
Son règne prend fin après la campagne de Russie et la défaite de Waterloo en 1815. Les Bourbons reviennent au pouvoir (Louis XVIII et Charles X) jusqu'à la révolution de Juillet en 1830, qui instaure la monarchie bourgeoise du "roi-citoyen" Louis-Philippe. C'est le début du romantisme, avec Chateaubriand et Chopin. La révolution de Février 1848 met fin au règne de la maison d'Orléans et voit la fondation de la IIe République (1848-1852).
Dix francs or à l'effigie de Napoléon III (1858)
Après son coup d'Etat, Louis Napoléon devient empereur sous le nom de Napoléon III en 1852. Le Second Empire s'effondre avec la défaite contre l'Allemagne à Sedan en 1870. Sous la IIIe République, qui lui succède, l'industrialisation du pays se poursuit. L'Alsace-Lorraine, occupée par l'Allemagne depuis 1871, revient à la France après la meurtrière Première Guerre mondiale (1914-1918).
XXe siècle
La période 1918-1940 voit la société française se moderniser en même temps que son économie. Le Front populaire permet à une grande majorité de la population de connaître les vacances et un minimum de protection sociale.
Après la défaite de 1940 face aux troupes d'Hitler, la France connaît les années les plus sombres de son histoire. Le Nord est occupé par les nazis, alors que le Sud est gouverné par le régime pro-allemand, le gouvernement de Vichy. En 1945, la France est libérée, mais ruinée.
La IVe République (1946-1958) entame la reconstruction économique, mais s'enlise dans les guerres coloniales (Indochine, Algérie). Le Maroc et la Tunisie deviennent indépendants.
Avec le retour du Général de Gaulle au pouvoir, la France va se doter d'une Constitution stable (1958) : la Ve République.
L'Algérie et la plupart des colonies obtiennent leur indépendance en 1962. En 1966, la France quitte l'organisation militaire intégrée de l'Otan, et, en 1969, de Gaulle démissionne après l'échec d'un plébiscite. La France connaît une période de grande prospérité (les "Trentes Glorieuses"), consécutive à une forte natalité (le baby-boom) et à une transformation de la société (Mai 1968 en est l'illustration la plus flagrante).
Ses successeurs au poste de président de la République sont Georges Pompidou, de 1969 à 1974, et Valéry Giscard d'Estaing de 1974 à 1981, puis le socialiste François Mitterrand de 1981 à 1995.
En mai 1995, les gaullistes reviennent au pouvoir avec l'élection de Jacques Chirac, qui nomme Alain Juppé premier ministre. Mais le président Chirac provoque en mai 1997 des élections législatives anticipées, remportées par les partis de gauche, provoquant ainsi une troisième période de cohabitation en onze ans. Lionel Jospin, Premier secrétaire du Parti socialiste, est nommé premier ministre, et il forme un gouvernement dont les membres sont issus de la majorité de la "gauche plurielle" (Parti socialiste, parti communiste, Verts, Mouvement des Citoyens, radicaux de gauche, voir gouvernement de Lionel Jospin). Il lance des réformes économiques (loi sur les 35 heures) et sociales (Pacs), mais continue à se heurter au problème du chômage. La France parvient pourtant à répondre aux critères suffisants pour entrer dans la zone euro dès le 1er janvier 1999. Peu après, elle participe au printemps 1999, aux côtés des Etats-Unis et des autres pays de l'Otan, aux opérations du Kosovo destinées à faire adopter un plan de paix pour cette province des Balkans.
 

 

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